Damné – Hervé Gagnon

L’Histoire, avec un H majuscule, peut être passionnante. Avec son lot de guerres, de trahisons, de manigances politiques, d’héroïsme, de lâcheté, elle contient absolument tout pour tenir en haleine l’amateur de bonnes intrigues. Malheureusement, il suffit de professeurs incompétents ou assommants, pour la transformer en ennui mortel. Vous savez, ces profs, qui ne font que dicter une série de dates et d’événements dans un rythme monotone, devenant ainsi nettement plus efficaces pour vous endormir qu’un troupeau de moutons à compter. Et en lisant le premier tome de la quadrilogie Damné (ainsi que le suivant, car je fais durer le plaisir et je ne les lis pas tous d’un coup), je me suis dit que j’aurais adoré avoir un prof comme Hervé Gagnon. Continuer la lecture de Damné – Hervé Gagnon

Un Enfant de Dieu – Cormac McCarthy

« Il est petit, crasseux, mal rasé, une brutalité contenue. Un enfant de Dieu, sans doute comme vous et moi. »
Voilà comment nous est présenté Lester, produit typique de l’Amérique profonde, ignare, incestueuse et probablement consanguine. Un pégu qu’on s’imagine trop maigre, rien d’autre qu’un tas de muscles et de nerfs sans la moindre trace de graisse pour enjoliver tout ça. Certainement voûté, débraillé et la mâchoire proéminente. « Certainement », car aucune description claire ne nous est offerte.
Chassé de chez lui, il se met à errer, sans autre but que celui de survivre. Il traine ainsi sa carcasse jusqu’à perdre, au gré des épreuves et des rencontres avec des personnages aussi dégénérés que lui, son humanité et devenir un monstre. Continuer la lecture de Un Enfant de Dieu – Cormac McCarthy

L’Anneau de Moebius – Franck Thilliez

On ne dirait pas, comme ça, quand on voit ce petit bonhomme avec ces yeux tristes et ce visage qui attire tout de suite la sympathie, que Franck Thilliez a écrit les romans parmi les plus glauques qu’il m’ait été donné de lire. Du roman où le policier se mêle à l’horreur, la pure, la vraie, celle qui fait frissonner l’échine, provoque la sueur et excite le palpitant. Et cela est encore plus vrai lorsqu’on parle de L’Anneau de Moebius, le seul livre ayant réellement réussi à me ficher la trouille. Continuer la lecture de L’Anneau de Moebius – Franck Thilliez

Laisse-Moi entrer – John Ajvide Lindqvist

Dieu que Twilight aura fait du mal à la littérature fantastique ! Cette pensée trainait dans mon esprit depuis bien longtemps, mais elle a pris une toute autre réalité lorsque j’ai lu une « critique » – ou plutôt, un avis de lecteur, aujourd’hui disparu – de Laisse-moi entrer, de John Ajvide Lindqvist. Continuer la lecture de Laisse-Moi entrer – John Ajvide Lindqvist

Le Vent t’emportera – Jean-Marc Souvira

S’il a été publié en 2010, Le Vent t’emportera se déroule sept ans plus tôt. En août 2003 plus précisément. Le mois qui a vu disparaitre l’actrice Marie Trintignant sous les coups de son compagnon auquel le titre de ce roman semble faire écho. Un mois que personne n’a pu oublier, celui dont un seul mot suffit à raviver un souvenir étouffant : « canicule ». Continuer la lecture de Le Vent t’emportera – Jean-Marc Souvira

La page blanche, le cauchemar de l’écrivain ?

Ecrire son Roman

C’est quelque chose que tout le monde connait, qu’on soit auteur ou non. On a tous en tête l’image d’un écrivain devant son ordinateur, la tête entre les mains, désespéré de ne pas parvenir à poursuivre son texte, voire à le commencer. On l’a même tous vécu, lorsqu’on nous demandait de rendre une rédaction ou autre devoir de ce type. Le syndrome de la page blanche, ou le blocage de l’écrivain, qui nous paralyse, nous effraie tous jusqu’à empêcher de travailler. Continuer la lecture de La page blanche, le cauchemar de l’écrivain ?

Le Ventre des Lucioles – Andrea H. Japp

Aujourd’hui, nous allons parler d’un auteur qui a écrit plus d’une trentaine de romans, des bandes dessinées, qui a bossé pour la télé et est aussi traductrice de Patricia Cornwell, tout ça en dehors de sa carrière scientifique. Pas n’importe qui, donc.
Cet auteur, c’est Andrea H. Japp et nous allons plus particulièrement nous pencher sur Le Ventre des Lucioles, paru en 2002.
Eh bien, malgré toute l’expérience, de l’auteur, toute sa réputation (qui n’est plus à faire), je dois dire que je n’ai réussi à vraiment accrocher à ce roman. Continuer la lecture de Le Ventre des Lucioles – Andrea H. Japp

L’Offrande des Fous – Henri Bellotto

Avant toutes choses, il faut préciser que je n’ai pas regretté mon achat. Car les prochains paragraphes de cette chronique pourront vous faire penser que L’Offrande des Fous constitue à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire dans un roman et qu’il faut l’éviter à tout prix. Pour illustrer ces propos, commençons par le résumé issu de la quatrième de couverture. Continuer la lecture de L’Offrande des Fous – Henri Bellotto

Corpus Christine – Max Monnehay

Dans mon précédent article, je mentionnais des avantages d’un roman court du point de vue de l‘auteur. Je le terminais en disant qu’une intrigue simple n’en est pas pauvre pour autant, qu’un petit livre peut aussi afficher des ambitions bien plus grandes. Et justement, Corpus Christine en est la parfaite illustration.
Parfaite, parce qu’avec ses 154 pages, il rentre tout juste dans la catégorie dont je parlais, parce qu’il s’agit en plus de la première publication de Max Monnehay, et qu’il a été récompensé par le Prix du Premier Roman en 2006. Continuer la lecture de Corpus Christine – Max Monnehay

Un roman court

Un roman court, la taille idéale d’un premier écrit ?

Alors que je cherchais à faire éditer mon premier roman, j’ai vogué sur quelques sites dans le but de trouver des astuces pour mieux présenter mon manuscrit, afin qu’il soit mieux repéré par les maisons d’édition et, qui sait ?, être publié. Et c’est sur l’un d’eux (dont je n’ai plus le nom malheureusement) que j’ai vu, pour résumer, qu’un premier roman court avait plus de chances d’être lu par le comité de lecteur et donc publié, qu’un écrit plus imposant.

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